Le Barrage
Le Barrage (The Weir), œuvre de Conor McPherson traduite par Clarisse Boutin-Duquesnoy.
Résumé
La troupe « Parole de Singes » travaille actuellement à la mise en scène d’une pièce contemporaine et inédite en France, « Le Barrage » (« The Weir »), écrite par un jeune dramaturge irlandais, Conor McPherson. Son travail a été salué à de nombreuses reprises dans le monde anglophone (à la fois par la critique et le public), mais il reste inconnu en France. Un membre de notre association s’est donc attelé à la traduction du texte original et nous proposons aujourd’hui de faire découvrir ce théâtre, mêlant interrogations universelles et conflits individuels. Cette pièce d’ensemble pour 5 personnages, huis-clos se déroulant dans un bar d’Irlande, offre et donne à entendre une palette étoffée de sentiments humains, des plus banals aux plus complexes, en passant du quotidien le plus anodin à l’évocation de souvenirs les plus intimes. Ces histoires personnelles permettent de créer une communion entre chaque personnage mais aussi avec le spectateur chez qui le texte fait écho.
Note d'intention
Parallèlement à la communion des personnages du « Barrage » à travers leurs histoires individuelles, différents arts viendront se mêler sur scène afin de soutenir les dires : musique, chorégraphies et vidéos seront ainsi présents, offerts au public pour susciter diverses lectures de la pièce de théâtre, permettant par là même une appréhension plus personnelle des éprouvés.
Le décor scénique, minimaliste, sera composé d’éléments figurant dans le texte mais ayant une importance toute particulière pour les personnages. Symboles de leurs problématiques individuelles, ces objets (robinet à pression, pinte de bière, caisse enregistreuse, poêle, etc.) se présenteront comme de véritables protagonistes à part entière autour desquels évolueront les comédiens. Ils auront tantôt fonction de contenant, de barrage, de barrière, tantôt d’exutoire de leurs affects respectifs. Le contact du comédien avec l’objet sera une traduction de leurs émois les plus profonds, que le texte seul ne délivre pas toujours : ce sera comme une mise en chair de leur intériorité.
Le bar étant le lieu de l’action, nous souhaiterions, dans un second temps, jouer dans un lieu similaire, comme un cabaret, où l’espace de jeu sera confondu avec l’espace du public. Comédiens et spectateurs se retrouveront côte à côte, les uns derrière les autres, et non plus les uns face aux autres : contexte banal de n’importe quel lieu public où des personnes, même inconnues, se retrouvent à écouter les histoires de leurs voisins sans même y être invitées, seulement liées du fait que la proximité de leurs corps créée indéniablement un espace de rencontre – parfois sans regards échangés, mais une simple oreille tendue, un corps en frôlant un autre – où le temps est suspendu mais suscite du partage, malgré tout.
Affiche (ébauche)

Dates prévisionnelles de représentations
Ce sixième projet associatif a été subventionné par la Mairie de Paris (fin 2008), dans le cadre de « Paris Jeunes Talents ». A cet effet, Parole de Singes s’engage à représenter son travail courant 2009. Trois premières dates de représentation publique sont prévues courant juin, dans la soirée (horaires à confirmer) et se dérouleront dans les lieux suivants :
- Les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2009 au Centre d’Animation Mathis, Paris 19ème (la
- Générale se déroulera dans le cadre de « Scèn’ Expos » de la Mairie de Paris : entrée gratuite)
- Le mercredi 10 juin 2009 au Théâtre Moderne, Paris 15ème
Evolution des répétitions
- Fin octobre 2008 : « recrutement » des comédiens
- Novembre – Décembre 2008 : découverte du texte (lecture) et début des répétions dans la salle « ABC Théatre » (rue saint maur, Paris 11ème)
- Janvier – Mai 2009 : répétitions et recherche scénographique abouties, dans l’espace pluri
artistique « Boeuf3 » (rue des Montiboeufs, Paris 20ème) :
- Décollage de la troupe Parole de Singes pour l’Irlande rurale durant le week-end du vendredi 30 janvier au dimanche 1er février 2009, afin de découvrir le contexte environnemental de la pièce de théâtre (appropriation d’un référentiel): observation, partage, vie commune et bien sûr, répétition, permettent aux comédiens une meilleure découverte de chacun et renforcent des liens, pour une meilleure complicité et propices aux interactions de jeu…
- En février, la scénographie s’élabore peu à peu : elle fait doucement sourire, la symbolique du « bâteau-bar » ne convaincant pas tout le monde… Mais plus les personnages évoluent ensemble, boivent à la santé des non-dits pour faire face aux silences qui renvoient à la solitude et au vide intérieur de chacun, l’idée de l’objet « contenant-contenu » devient de plus en plus significatif… On peut enfin esquisser les plans du bar, élément central et fil social des personnages.
- En mars, c’est la balade dans Paris et ses environs pour dénicher les « perles rares » : pantalons et vestes disgracieux, couvre-chefs authentiques, chemises et gilets « à l’allure festive », brefs, nos comédiens défilent dans les allées des boutiques en exhibant des tenues vestimentaires hautes en couleurs… Bonne humeur au rendez-vous ! Ils ne manqueront pas d’investir leurs costumes pleinement durant les répétitions, leurs personnages devenant de plus en plus habités.
- En avril, nous envahissons les magasins de bricolage des journées entières, à calculer et recalculer sur place les divers éléments qui composeront notre « bateau-bar » : il ne faut pas qu’il tangue trop d’un côté ou de l’autre, surtout s’il doit soutenir les nombreuses « tournées » des comédiens…
- En mai, il s’agit d’évoluer avec l’ensemble : l’ensemble des protagonistes, l’ensemble du décor scénique, l’ensemble des accessoires, l’ensemble de la régie son et lumière, l’ensemble des mouvements de jeu. Il s’agit de faire corps : avec l’espace, avec la musique, avec les images, avec la boisson, avec l’imaginaire, avec ses émotions et, enfin et surtout, avec le public…
- En juin : concrétisation de 7 mois de travail collectif et d’aventures humaines, et peut-être plus encore, si affinités…
Les Comédiens (et participants au projet)
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AlainProfesseur de Français, auteur dramatique et comédien à ses heures perdues. Autant de cordes à son arc pour répandre sa générosité au sein de la troupe qu’il a rejoint sur Le Barrage. Transmission, don de soi, patience sont au coeur de la rencontre. Il interprète le rôle de Jack, un grand célibataire endurcit, désenchanté mais non dépourvu des qualités de celui qui l’incarne… |
HervéPsychologue de profession, il est l’un des co‐fondateurs de Parole de Singes et a expérimenté la scène durant le premier projet de la troupe. Depuis, il développe une véritable addiction au jeu ! Plus agile de sa tête que de ses mains, en interprétant le personnage de Brendan, le Barman solitaire, il devra ménager les superstitions de certains qui n’auront qu’à bien se tenir dans la salle, s’ils ne souhaitent pas provoquer des bris de verre ! |
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FlorentInformaticien de profession, et taquin de vocation, il rejoint la troupe pour endosser le rôle de Jim, le troisième célibataire du clan, introverti mais, attention, sans idiotie. L’écoute est sa qualité première et sa mémoire est à envier. Jim parle peu car quand il prend la parole, il peut provoquer un courant d’air ! C’est peut‐être pour cette raison que sa maman lui tricote toujours de bonnes petites laines pour qu’il n’attrape pas froid, dans les bars… |
LaurentIl est l’un des co‐fondateurs de l’association et occupe la fonction de trésorier : quoi de plus normal pour cet expert sinistres en réassurance qui, en revanche, ne l’est pas dans ses relations. Bien au contraire, son constant rictus lui vaut, depuis sa première interprétation scénique en 2004, une réputation de « fumiste heureux », répandant la bonne humeur. Mais, dans le rôle de Finbar, le seul personnage marié du groupe, ayant « réussi sa vie », et un soupçon provocateur, il ne manquera pas de faire grincer des dents ses amis célibataires qui, quant à eux, rient jaune… |
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FabiolaElle dirige Parole de Singes depuis sa création. Certes, elle est petite par sa taille mais sa détermination s’agrandit de jour en jour grâce aux riches rencontres qui lui ont permise de rêver de nouveaux projets, année après année. Elle interprète le rôle de Valérie, l’étrangère venue de Dublin, et qui vient, tel un processus photographique, révéler les squelettes des esprits de chacun. D’ailleurs, c’est grâce à ces récits qui lui sont livrés, qu’elle puisera le courage de se révéler à son tour… |
GuilainAssistant photographe de métier, ce jeune musicien, talentueux et généreux à la fois, a rejoint notre troupe pour accompagner les comédiens dans leur émois. Il représente pour les personnages leurs mondes intérieurs, ce qui leur permet de soutenir leurs pensées lointaines, parfois en lieu et place du verbe qui vient à manquer… Le musicen est l’antenne fixe qui leur permet d’être sur la même fréquence radio : sa musique est espace de rencontre. |
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ClarisseSecrétaire de Parole de Singes, mais surtout la traductrice (de profession) de notre présente pièce de théâtre Le Barrage. Elle a rejoint la troupe en tant que comédienne en 2006. Sa rigueur et son perfectionnisme dans le travail lui ont permis de nous offrir un texte superbement bien écrit et qu’il tarde aux comédiens d’interpréter ; sa pédagagie nous a permis d’appréhender une littérature anglophone très peu connue par le grand public francophone, surtout pour les monolingues… |
CortoTrouvé abandonné et appeuré sur un lieu de répétition lors de notre tout premier projet, ce fauve est devenu la mascotte de la troupe Parole de Singes. Depuis 2005, il voit défiler les comédiens, un à un, et leur redonne du réconfort quand la fatigue vient à s’installer… Corto est un véritable gardien et compagnon de jeu ! |
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Costumes

Scénographie








